Le Café en revue Jamais jamais, d'Erwan Le Duc
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Jamais jamais, d’Erwan Le Duc

par Le Café des Images
Maud Wyler, dans "Jamais Jamais" (Erwan Le Duc, France, 2013, 25mn).

Maud Wyler, dans "Jamais Jamais" (Erwan Le Duc, France, 2013, 25mn).

Dimanche 31 janvier, le Café des Images accueillera la comédienne Maud Wyler pour inaugurer la première séance d’une programmation mensuelle qui explorera, mois après mois, cette question de cinéma : les actrices, les acteurs. Nous vous attendons donc ce dimanche pour la première séance de « L’Acteur regard-caméra », en compagnie de Maud Wyler, qui viendra à chaque fois accompagnée de films et d’invités surprises… Guettez notre programmation pour les découvrir !

Ce dimanche 31 janvier, Maud Wyler a choisi un des grands films d’Ingmar Bergman : Monika (1954, 1h36), avec la sulfureuse Harriett Andersson, qui offre au cinéma l’un des premiers regard-caméra de son histoire, d’une intensité rarement égalé ! Et un court-métrage du cinéaste français Erwan Le Duc, avec qui Maud Wyler a tourné à deux reprises. Retrouvez toutes les infos sur la page de l’événement en cliquant ici.

Contrairement à ce que nous annoncions dans notre programme, ce n’est pas le court-métrage Jamais jamais, qui sera montré en salle. Nous avons décidé de le remplacer par un autre film d’Erwan Le Duc, joyeusement intitulé Miaou Miaou Fourrure. À la place, nous avons le plaisir de vous proposer de découvrir Maud Wyler dans Jamais Jamais ici sur Le Café en Revue, avant de la rencontrer en chair et en os ce dimanche. Le film est disponible à partir d’aujourd’hui pendant une période de 4 semaines. Pour lancer la lecture du film, il vous suffit d’entrer dans la case « Password » de la fenêtre ci-dessous le mot de passe suivant : JJCAFEIMAGES2014. Bon visionnage !


« L’histoire reste à raconter. La mise en scène est étudiée, le scénario décortiqué, le son, l’image, les décors, les costumes, même les techniques de production, sont largement traités, ici et là, par des sensibilités expertes ou tout à fait subjectives. À propos du jeu, au-delà des hommages rendus à ses représentants célèbres ou des promotions protocolaires qui ont trait à la sortie d’un film, il existe toutefois un vide mystérieux. Quelque chose auquel il ne faudrait pas toucher, pour ne pas rompre le charme. Pourtant, insolemment et sentimentalement, une fois par mois, nous parlerons de l’acteur. En faisant attention à sa peau. (Peut-être qu’il faudra chuchoter.) Nous interrogerons le jeu en compagnie d’un témoin privilégié. Est-il le fruit d’un travail intime, est-ce une technique ? Fabrique-t-on du faux, avec du vrai ? Que fait l’acteur quand il ne joue pas, qu’il va jouer, ou qu’il a joué ? Ce métier, qui souvent apparaît comme l’éternelle enfance, ne cesse en fait de poser la question du devenir. Un acteur passe son temps à faire des choix, conscients, puis inconscients. Responsable, ou contraint, il se demande toujours comment, quand le monde entier lui demande pourquoi. Nous ne ferons pas de philosophie, nous regarderons des films et dandinerons autour du sensible, outil majeur, s’il en est, de l’acteur. » Maud Wyler.

Formée au Conservatoire, Maud Wyler est actrice de théâtre et de cinéma. Ses derniers films sortis sont 2 automnes, 3 hivers, de Sébastien Betbeder et Le Combat ordinaire, de Laurent Tuel (2015). Maud Wyler est en ce moment en tournée avec Les Femmes savantes de Molière, dans une mise en scène de Macha Makaïeff. Nous aurons le plaisir d’inviter régulièrement cette comédienne à sélectionner un ou plusieurs films, de formats différents, pour interroger, en sa compagnie, cette belle question du jeu du comédien.

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