Le Café en revue Quelle place pour le cinéma de recherche à Paris ?
Hors-séries

Quelle place pour le cinéma de recherche à Paris ?

par Thierry Lounas
Kaili blues, de Bi Gan.

Kaili blues, de Bi Gan.

Thierry Lounas a fait parvenir ce message aux abonnés à la lettre d’information de la société Capricci. Nous la reproduisons ici, en préambule à un dossier sur la diffusion.


Capricci distribue le premier long métrage du cinéaste chinois Bi Gan, KAILI BLUES, le 23 mars prochain.

Le film a été découvert au Festival de Locarno où il a reçu le Prix du meilleur cinéaste émergent et a remporté la Montgolfière d’Or au Festival des 3 Continents.

La semaine prochaine, il fera l’ouverture des cahiers critiques du Monde, de Libération et des Inrockuptibles. Malgré ces distinctions et cet enthousiasme critique, le film n’existera que dans 2 salles à Paris, chez UGC et MK2, mais dans aucune des salles indépendantes parisiennes.

Le grand nombre de films qui sortent chaque semaine ne suffit pas à justifier les inégalités de traitement, les refus ou les silences. Il est anormal de constater que seuls les circuits s’intéressent à une telle oeuvre, emblématique de la diversité cinématographique mondiale.

Il est tout à fait urgent que le secteur du cinéma indépendant se mobilise collectivement pour faire en sorte que chaque distributeur et chaque film soient équitablement traités dans ses salles. Il en va de l’avenir du cinéma de recherche comme de la cinéphilie.

Thierry Lounas, Capricci.

 

En revue • Les derniers articles publiés