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Agenda Programme

💥P•MATRIMOINE•S ★ CAFÉ POLYGLOTTE + RUE CASES-NÈGRES D’EUZHAN PALCY (MARTINIQUE)

Bande annonce

Date de l’événement

Mercredi 13 mars 2024
à 20h30

Description

À l’occasion du Café polyglotte • Spécial langues créoles, la Ville d’Hérouville-Saint-Clair et le Café des images s’associent pour vous proposer de (re)découvrir en salle le premier long-métrage d’une des grandes pionnières du cinéma en France et au-delà, la cinéaste martiniquaise Euzhan Palcy.  La projection de Rue Cases-Nègres est précédée d’une présentation du film.

Diplômée de l’école Louis Lumière, première réalisatrice française à être récompensée par le César de la meilleure première œuvre pour Rue Cases-Nègres, récipendiaire d’un Oscar d’honneur en 2022, Euzhan Palcy grandit dans la Martinique des années 1960. Très tôt, elle se passionne pour le cinéma britannique, notamment les débuts d’Alfred Hitchcock, et américain, avec Orson Welles, John Cassavetes, Samuel Fuller. Euzhan Palcy réalise son premier film pour la télévision, La Messagère, à seulement 17 ans. En 1983, elle réalise son premier long métrage, Rue Cases-Nègres, qui remporte le Lion d’argent à la Mostra de Venise. Cette pionnière du cinéma n’a eu de cesse de porter à l’écran la multitude des récits des communautés noires, en France et aux États-Unis.

Entre fable historique et récit naturaliste à l’image volontairement sépia, Rue Cases-Nègres décrit admirablement la Martinique des années 1930 à travers une série de portraits – le jeune héros, José, qui quitte son village de Petit Bourg à Rivière Salée pour poursuivre ses études à Fort de France, notamment grâce à la détermination de sa grand-mère, M’man Tine (inoubliable Darling Légitimus, récompensée pour ce rôle par la Coupe Volpi de la meilleure actrice à la Mostra, en 1983) et de l’influence de Médouze, griot magnifique qui lui partage sa sagesse. Le film s’attache à montrer les conditions de vie misérables des coupeurs de canne à sucre et de leur famille, exploités par les békés (les propriétaires blancs, ndlr), pointant sans relâche les injustices qui gangrènent les rapports entre les différentes populations de l’île à cette époque. En cela, il pose chez la très jeune cinéaste une ambition qui ne la quittera jamais. «

Euzhan Palcy
« Tout ce que je peux espérer n’équivaut peut-être à rien d’autre que ça : écrire, raconter ce que je sais. Pour qu’il ne soit plus possible de dire, encore une fois, je ne savais pas » dans les
Cahiers du cinéma en 1989.
«  Avec ma caméra je ne filme pas. Je répare… J’essaye modestement de guérir les blessures créées par l’Histoire » invitée d’honneur au Festival du Film de Femmes de Créteil en 2019.