• Salle à fleurs
  • Salle Tati
  • Salle Coupole
  • Hors les murs
Zootopie 2 | 6+
Tout va bien
La Princesse et le rossignol | 3+
Les Échos du passé
Le Pays d’Arto
Furcy, né libre
Ma frère
Eleonora Duse
Heidi et le lynx des montagnes | 5+
Le Chant des forêts | 9+
L’Engloutie
L’Agent secret
Los Tigres
Jusqu’à l’aube
Sur la route de Madison
Ma frère
L’Engloutie
L’Agent secret
Le Pays d’Arto
Les Échos du passé
Furcy, né libre
Eleonora Duse
Los Tigres
Jusqu’à l’aube
Le Maître du Kabuki
Tout va bien
Ma frère
Furcy, né libre
L’Agent secret
Eleonora Duse
Le Pays d’Arto
Les Échos du passé
Los Tigres
Jusqu’à l’aube
Girls for Tomorrow
Une enfance allemande – Île d’Amrum, 1945
Linda veut du poulet ! | 6+
Olivia | 8+
La Princesse et le rossignol | 3+
Les Échos du passé
Ma frère
Furcy, né libre
Le Mage du Kremlin
Mes Voisins les Yamada | 7+
Heidi et le lynx des montagnes | 5+
Zootopie 2 | 6+
Le Chant des forêts | 9+
Eleonora Duse
L’Agent secret
Un simple accident
La Petite Dernière
Black Dog
Le Chant des forêts | 9+
Le Mage du Kremlin
L’Engloutie
Furcy, né libre
L’Inconnu De La Grande Arche
Une bataille après l’autre
Ma frère
Black Dog
The Mastermind
Eleonora Duse
Le Chant des forêts | 9+
Eleonora Duse
Le Mage du Kremlin
Furcy, né libre
Les Échos du passé
Ma frère
Sirāt
Je suis toujours là
Le Miroir
L’Inconnu De La Grande Arche
L’Engloutie
Le Mage du Kremlin
Furcy, né libre
Ma frère
Le Chant des forêts | 9+
Eleonora Duse
Zootopie 2 | 6+
Olivia | 8+
La Petite Dernière
Une bataille après l’autre
Un simple accident
L’Agent secret
Sirāt
Agenda Programme

Conférence de Sébastien Thièry

Date de l’événement

Mercredi 1 février 2017
à 18h15

Description

Conférence à 18h15 au resto du Café des Images proposée par la plateforme citoyenne locale pour l’accueil au XXIe siècle des populations migrantes.
Elle sera animée par Sébastien Thiéry. Il est né en 1975, il est docteur en sciences politiques, enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Malaquais. Avec le designer Ruedi Baur, il développe depuis 2008 un axe de recherche à l’Ensad portant sur la ville et ses représentations, puis il rejoint le comité pédagogique de l’Ecole des Arts Politiques fondée par Bruno Latour à Sciences Po, et participe à la création de l’Université Foraine avec Patrick Bouchain. En 2012, il fonde avec Gilles Clément le PEROU – Pôle d’Exploration des Ressources Urbaines qui développe des recherches-actions sur les marges urbaines. Auteur de plusieurs livres et films, il est en outre membre du comité éditorial de la revue Multitudes.

Entrée libre.

Extrait d’une interview de Sébastien Thiéry sur le site reinventercalais.org

Le PEROU est un groupe de recherche qui œuvre sur des situations habitées caractérisées par la violence et l’hostilité que collectivement nous y entretenons. Qu’il s’agisse d’individus isolés comme les SDF, de populations dites « Roms » vivant en bidonville ou de migrants fuyant l’inhabitable, le PEROU travaille sur les formes d’urbanité que ceux qui n’ont pas droit au chapitre urbain inventent malgré tout, au mépris de l’hostilité qui prévaut. En nous faisant attentifs aux lieux de vie qui s’inventent à l’ombre de la ville légale, en documentant les constructions qui s’y déploient, les rêves qui s’y affirment, les interactions avec la ville qui s’y jouent, nous cartographions des formes d’habitat non repérées comme telles. En prenant soin de celles-ci, en travaillant à leur accompagnement, à leur amplification, nous suivons l’hypothèse que construire vaut mieux que détruire pour répondre aux questions que ces situations de crise nous posent. En partant de l’existant, nous affirmons la nécessité de considérer l’inscription dans le territoire des personnes en question, contredisant les récits de la catastrophe permettant qu’on les considère hors-sol, sans ressources et sans attaches, autorisant alors toutes les procédures d’éloignement, de déplacement, de placement. Nous refusons l’idée commune qu’il s’agisse là de corps en trop, à prendre en charge, et nous efforçons de faire entendre que vivent là des habitants en plus, dont les interactions avec la ville qualifient, nourrissent, embellissent, potentiellement celle-ci. Nos actions visent ainsi à faire apparaître ces richesses invisibles, à donner la mesure de la fécondité des relations sociales, politiques, commerciales, architecturales, qui se multiplient, en contre-feu des procédures de déni qui prévalent. Nos actions travaillent donc à renverser les représentations, à réformer la langue nous servant à nommer ce qui a lieu.