• Salle à fleurs
  • Salle Tati
  • Salle Coupole
  • Hors les murs
Tout va bien
Les Échos du passé
Ma frère
Los Tigres
L’Engloutie
Le Pays d’Arto
Le Maître du Kabuki
Le Chant des forêts | 9+
La Condition
Les Échos du passé
Los Tigres
Le Pays d’Arto
L’Engloutie
Le Maître du Kabuki
Un été chez grand-père
Le Chant des forêts | 9+
Tout va bien
Ma frère
La Condition
Resurrection
Tout va bien
Le Pays d’Arto
Les Échos du passé
Ma frère
Le Peuple Loup | 8+
Heidi et le lynx des montagnes | 4+
Le Maître du Kabuki
Zootopie 2 | 6+
Le Chant des forêts | 9+
Los Tigres
L’Engloutie
La Condition
Un été chez grand-père
La Princesse et le rossignol | 3+
Arco | 8+
L’Oeuf de l’ange
Los Tigres
Les Échos du passé
Le Pays d’Arto
Girls for Tomorrow
Ma frère
Zootopie 2 | 6+
Heidi et le lynx des montagnes | 4+
Le Chant des forêts | 9+
L’Engloutie
Le Maître du Kabuki
Moonage Daydream
Tout va bien
Los Tigres
Le Pays d’Arto
Le Maître du Kabuki
Ma frère
La Condition
Les Échos du passé
L’Engloutie
Le Chant des forêts | 9+
Tout va bien
Girls for Tomorrow
Le Pays d’Arto
L’Oeuf de l’ange
Ma frère
Un été chez grand-père
Les Échos du passé
Tout va bien
Girls for Tomorrow
Los Tigres
L’Engloutie
The Apprentice
Le Chant des forêts | 9+
L’Homme invisible
La Princesse et le rossignol | 3+
Le Maître du Kabuki
Girls for Tomorrow
Furcy, né libre
Jusqu’à l’aube
Le Chant des forêts | 9+
Heidi et le lynx des montagnes | 4+
Les Échos du passé
Zootopie 2 | 6+
Eleonora Duse
Ma frère
Los Tigres
L’Agent secret
Agenda Programme

Conférence de Sébastien Thièry

Date de l’événement

Mercredi 1 février 2017
à 18h15

Description

Conférence à 18h15 au resto du Café des Images proposée par la plateforme citoyenne locale pour l’accueil au XXIe siècle des populations migrantes.
Elle sera animée par Sébastien Thiéry. Il est né en 1975, il est docteur en sciences politiques, enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Malaquais. Avec le designer Ruedi Baur, il développe depuis 2008 un axe de recherche à l’Ensad portant sur la ville et ses représentations, puis il rejoint le comité pédagogique de l’Ecole des Arts Politiques fondée par Bruno Latour à Sciences Po, et participe à la création de l’Université Foraine avec Patrick Bouchain. En 2012, il fonde avec Gilles Clément le PEROU – Pôle d’Exploration des Ressources Urbaines qui développe des recherches-actions sur les marges urbaines. Auteur de plusieurs livres et films, il est en outre membre du comité éditorial de la revue Multitudes.

Entrée libre.

Extrait d’une interview de Sébastien Thiéry sur le site reinventercalais.org

Le PEROU est un groupe de recherche qui œuvre sur des situations habitées caractérisées par la violence et l’hostilité que collectivement nous y entretenons. Qu’il s’agisse d’individus isolés comme les SDF, de populations dites « Roms » vivant en bidonville ou de migrants fuyant l’inhabitable, le PEROU travaille sur les formes d’urbanité que ceux qui n’ont pas droit au chapitre urbain inventent malgré tout, au mépris de l’hostilité qui prévaut. En nous faisant attentifs aux lieux de vie qui s’inventent à l’ombre de la ville légale, en documentant les constructions qui s’y déploient, les rêves qui s’y affirment, les interactions avec la ville qui s’y jouent, nous cartographions des formes d’habitat non repérées comme telles. En prenant soin de celles-ci, en travaillant à leur accompagnement, à leur amplification, nous suivons l’hypothèse que construire vaut mieux que détruire pour répondre aux questions que ces situations de crise nous posent. En partant de l’existant, nous affirmons la nécessité de considérer l’inscription dans le territoire des personnes en question, contredisant les récits de la catastrophe permettant qu’on les considère hors-sol, sans ressources et sans attaches, autorisant alors toutes les procédures d’éloignement, de déplacement, de placement. Nous refusons l’idée commune qu’il s’agisse là de corps en trop, à prendre en charge, et nous efforçons de faire entendre que vivent là des habitants en plus, dont les interactions avec la ville qualifient, nourrissent, embellissent, potentiellement celle-ci. Nos actions visent ainsi à faire apparaître ces richesses invisibles, à donner la mesure de la fécondité des relations sociales, politiques, commerciales, architecturales, qui se multiplient, en contre-feu des procédures de déni qui prévalent. Nos actions travaillent donc à renverser les représentations, à réformer la langue nous servant à nommer ce qui a lieu.