Programmation 2017/2018

Premier trimestre

Les Sentiers de la gloire

De Stanley Kubrick
Etats-Unis – 1957 – 1h37

Présentation du film

En 1916, durant la Première Guerre mondiale, le général Mireau ordonne une offensive contre une position allemande imprenable. Au moment de l’attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d’avancer. Le colonel Dax se révolte contre la cour martiale infligée pour l’exemple à trois soldats pour lâcheté devant l’ennemi.

Premier chef d’œuvre de la carrière de Kubrick, Les Sentiers de la gloire se définit comme un anti-film héroïque, diatribe désespérée et virulente contre le système de guerre. En racontant l’histoire de soldats condamnés à mort pour avoir refusé de mourir au front, Kubrick fustige l’armée et décrit les rouages absurdes mais inéluctables de la hiérarchie martiale. Tourné en Allemagne, le film impressionne par sa reconstitution des tranchées et la performance magistrale livrée par Kirk Douglas en colonel révolté contre le cynisme et la manipulation des masses.
David Simon,créateur de la série The Wire

Journée de formation

Intervenant : Youri Deschamps, conférencier et rédacteur en chef de la revue Eclipses.
Date : mercredi 18 octobre 2017 au Café des Images en matinée et à l’ESAM de Caen l’après-midi.

Ressources

CNC : Livret enseignant et fiche élève
Transmettre le cinéma : analyses de séquences
Blow up : 5 raison de revoir Les Sentiers de la gloire
Le fil des images : dossier sur la représentation de la Grande Guerre au cinéma
Les Grignoux : dossier pédagogique
Ciné-Club de Caen : analyse du film
Filmographie Stanley Kubrick

Deuxième trimestre : premier film au choix

Mustang

De Deniz Gamze Ergüven
Turquie/France – 2015 – 1h33

Présentation du film

C’est le début de l’été. Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues. La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger.Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

A mi-chemin entre Virgin Suicides et L’Evadé d’Alcatraz, ce film plein de colère, mais enrobé dans un emballage acidulé, balaie tout le spectre de la violence patriarcale, du symbolique au criminel. Jouant la drôlerie bravache, il dénote chez son auteur une intelligence aiguisée, doublée d’un grand pouvoir de séduction. Comme métaphore de la schizophrénie turque, écartelée entre patriarcat et modernité, cette fable stylisée, qui file comme un cheval au galop, séduira à n’en pas douter un public occidental. Mais son véritable sujet, c’est la puissance subversive de la libido féminine. Les gardiens de l’ordre ont beau ériger des prisons pour l’étouffer, leurs murs ne résistent pas à sa force tellurique.
Isabelle Régnier, Le Monde

Journée de formation

Intervenante : Sandrine Marques, critique de cinéma.
Date : mercredi 29 novembre 2017 au Café des Images en matinée et à l’ESAM de Caen l’après-midi.

Ressources

Arte : entretien vidéo avec la réalisatrice
Les Grignoux : dossier pédagogique
Cinéma public : fiche pédagogique
E-media : fiche pédagogique

Deuxième trimestre : deuxième film au choix

Les Dents de la mer

De Steven Spielberg
Etats-Unis – 1975 – 2h04

Présentation du film

Sur la plage de la station balnéaire d’Amity, on découvre le corps mutilé d’une jeune femme. Pour Martin Brody, le chef de la police, il ne fait aucun doute que la jeune fille a été victime d’un requin. Il décide alors d’interdire l’accès des plages mais se heurte à l’hostilité du maire uniquement intéressé par l’afflux des touristes. Pendant ce temps, le requin continue à semer la terreur le long des côtes et à dévorer les baigneurs…

Le film présente une magnifique réflexion ontologique. Bien plus que le requin, l’homme est au centre de l’œuvre spielbergienne (comme c’était déjà le cas pour Duel). Les tourments des humains dépassés sont dépeints avec justesse, Spielberg prenant un malin plaisir à placer l’être dans des situations aussi pittoresques que potentiellement probables En définitive, Les Dents de la mer reste une œuvre difficile à appréhender tant elle traite d’une multitude de thèmes avec brio (les malversations politiques, l’inconscience et la paranoïa collectives, le jusqu’au-boutisme, la lutte entre raison et action). Chef-d’œuvre au suspense haletant, porté par une musique grandiose de John Williams, ce Jaws restera à jamais gravé dans les mémoires des spectateurs.
Damien Taymans, www.cinemafantastique.net

Journée de formation

Intervenant : Francisco Ferreira, maître de conférence en esthétique du cinéma
Date : mercredi 6 décembre 2017 au Café des Images en matinée et à l’ESAM de Caen l’après-midi.

Ressources

Transmettre le cinéma : analyse de séquence
Dvdclassik : analyse du film
Citizenpoulpe : analyse du film
Louvreuse : analyse de séquence

Bête noire

Troisième trimestre : court-métrage en avant-programme

Bête noire

Maxime Gillier
France – 2016 – 20 mn

Présentation du film

Ariel, onze ans, et Maxence, huit ans, habitent une fermette isolée. Après un accès de folie, leur mère, Marine, est forcée de quitter le foyer. Pour Maxence, cette disparition est causée par les monstres de la forêt. Ariel s’enfonce dans cet objectif : tuer la bête et ramener sa mère..

Ce court-métrage est soutenu par le Conseil régional de Normandie en collaboration avec la Maison de l’Image Basse-Normandie.

 

Troisième trimestre

Fatima

De Philippe Faucon
France – 2014 – 1h19

Présentation du film

Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu’il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.

Pas de naturalisme moralisateur chez Faucon mais un réalisme épuré qui va ausculter la complexité du réel au-delà des apparences simplistes et des jugements hâtifs. Avec autant de limpidité dans le récit que de simplicité dans le filmage, Faucon saisit tous les tâtonnements, glissements, conflits, incompréhensions, stratégies qui mijotent au sein d’une cellule familiale et qui sont ici autant de façon de construire ou de reconstruire son identité.
Serge Kaganski, Les Inrocks

Journée de formation

Intervenant : Julien Marsa, critique de cinéma à Critikat
Date : vendredi 16 février 2018 au Café des Images en matinée et à l’ESAM de Caen l’après-midi.

Ressources

Zéro de conduite : dossier pédagogique
Les Grignoux : dossier pédagogique
Canopé : fiche pédagogique
Entrée libre : Entretien vidéo avec le réalisateur

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